FSNA - ANRF
Le principal groupe de défense des retraités de l'administration fédérale

Histoire - page 2 de 4

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Les années 80 : un nouveau départ

Il devenait de plus en plus évident que le travail qui attendait l'Association nécessitait une présence plus importante à Ottawa et que la croissance continuelle de ses rangs — dépassant les 8 000 membres en 1980 — exigerait un personnel à plein temps.

Le Bureau national a été établi à Ottawa en 1981 dans les locaux du siège social de l'Alliance de la fonction publique du Canada et Frank Lancaster a été engagé pour prendre la relève de Fred Whitehouse à titre de secrétaire-trésorier national.

Le recrutement de nouveaux adhérents a été considéré comme une grande priorité, puisqu'il fallait de toute urgence des fonds pour la recherche et la publicité. En 1982, l'ANRF a reçu la permission qu'elle demandait depuis longtemps de joindre un encart à l'envoi du chèque de retraite mensuel. Le nombre d'adhérents a rapidement atteint les 20 000.

En 1983, la législation sur les restrictions salariales du secteur public a frappé les pensions du secteur public tout autant que les salaires, les allocations familiales, la Sécurité de la vieillesse, de même que les exemptions d'impôt sur le revenu et les tranches d'imposition. L'ANRF a combattu férocement ce programme de lutte contre l'inflation qui limitait à 6 pour cent en 1983 et à 5 pour cent en 1984 l'indexation au coût de la vie, alors que l'inflation grimpait dans la dizaine de pour cent. L'ANRF a ainsi obtenu 0,5 pour cent supplémentaire pour les pensions fédérales.

À ce jour, l'ANRF conserve l'objectif que de recouvrer les pertes encourues par les pensionnés qui ont pris leur retraite avant 1983.

Au printemps de 1985, le gouvernement annonçait « l’expiration de la garantie de révision illimitée liée à l’inflation ». L'ANRF a alors livré la plus grande bataille de son histoire : entrevues, exposés aux médias, conférences avec des caucus parlementaires et une marée de lettres adressées par les membres, à titre individuel, ont convaincu les députés d'arrière-ban de tous les partis d'appuyer l'indexation intégrale. Le projet de loi C 33 qui fut présenté par la suite ne fut jamais adopté. L'indexation était sauvée pour l'instant, mais rien ne garantissait qu'elle serait maintenue dans l’avenir.

Entre-temps, le nombre d'adhérents atteignait les 48 000, en grande partie à la suite de la décision prise lors du congrès de 1986 d'accorder les droits d'adhésion au conjoint ou à la conjointe d’une ou d’un pensionné. Cette disposition prit effet quelques années à peine avant que les lois sur les pensions qui interrompaient les pensions des conjoints survivants en cas de remariage ne soient amendées pour garantir que ces conjoints pourraient continuer de profiter des avantages, ce pourquoi l'ANRF avait fait campagne depuis plusieurs années.

L'ANRF a continué de faire pression auprès du gouvernement pour qu’il permette aux pensionnés de participer directement sous une forme ou sous une autre au contrôle et au développement du Régime d’assurance collective chirurgicale-médicale (RACCM) de la fonction publique et qu’il permette également aux pensionnés d’avoir accès au Régime de soins dentaires offert aux employés fédéraux. L'ANRF a aussi mené campagne contre le budget de 1989 qui proposait de fortes réductions des prestations de Sécurité de la vieillesse.

Il est intéressant de noter qu'au moment où elle célébrait son 25e anniversaire, l'Association était officiellement reconnue comme société à but non lucratif, ce qui lui conférait un statut juridique lui permettant de passer des marchés avec le gouvernement ou avec des entreprises.

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